Le magazine d'actualité de l'équipement moto et scooter


Revenir en arrière   Forums de l'Equipement.fr > Blogs > La vie et l'avis de la rédaction

Noter cette entrée

Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire

Envoyer l'entrée "Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire" dans le blog Facebook Envoyer l'entrée "Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire" dans le blog Twitter Envoyer l'entrée "Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire" dans le blog Digg Envoyer l'entrée "Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire" dans le blog del.icio.us Envoyer l'entrée "Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire" dans le blog StumbleUpon Envoyer l'entrée "Beringer : Nouveaux locaux, nouvelle trajectoire" dans le blog Google
Envoyé 16/06/2010 à 16h04 par lequipement.fr

En 2010, la division Moto du groupe Beringer change tout : Direction, locaux et politique commerciale. Nous nous sommes rendus sur place pour en apprendre plus sur ce virage pris par la firme et les produits qui devraient bientôt faire parler d'eux.

Beringer. Un nom qui sonne aux oreilles des motards comme le Chanel du freinage, la haute couture de l'étrier, la promesse d'un équipement aussi beau qu'efficace.
Pas moins de 10 brevets déposés par Gilbert Beringer, fondateur historique de la marque, avant tout ingénieur passionné de moto et d'aéronautique, qui a su créer une gamme de freins hors normes par leur technologie et par leur design. Il recherchait en 2009 un partenariat pour industrialiser lui-même son savoir-faire et finalement en juillet 2009 Beringer SA a été cédée à Emile Di Serio, Président de Saint-Jean Industries, équipementier pour l'automobile de prestige. Gilbert Beringer reste présent comme prestataire, par exemple en proposant les bancs d'essai statiques et dynamiques de son centre de recherche spécifique qui permettent de tester tous les freins du marché : motos, avions, voitures ou même... téléphériques !
Etienne Bocard, le nouveau Directeur, nous a reçu dans la future usine pour nous expliquer le fonctionnement de son entreprise et la volonté de changement qui fait suite à sa reprise.


Objectif premier : Tout fabriquer sur place

En effet, le souhait de la nouvelle équipe qui vient de s'installer au nord de Lyon depuis le 22 mars dernier est d'industrialiser sur place la fabrication des composants. Actuellement la production est entièrement sous-traitée de manière disséminée dans diverses régions françaises, imposant de nombreux transports entre chaque étape de la fabrication.
Ainsi, il faut actuellement compter de trois à huit semaines de délai si vous commandez une pièce qui n'est pas en stock.
Bientôt, le coulage, l'usinage, l'anodisation et le gravage laser des pièces se feront à Saint-Jean d'Ardières, donnant à l'entreprise une complète autonomie et une réactivité accrue, car les nouveaux locaux accueilleront bientôt des moyens de production flexibles, évitant une mise en fabrication par campagne, longue et contraignante et gommant les temps de transport afin de réduire les délais et aussi les coûts.
Par voie de conséquence, une nouvelle gamme de produits plus abordables utilisant le procédé Cobapress va compléter l'offre, d'un prix inférieur de 20 % par rapport à celle que l'on peut trouver actuellement. Voilà qui va certainement interpeller ceux qui voulaient sauter le pas mais n'osaient pas équiper leur machine des étriers français.


Un étrier forgé sous procédé Cobapress

Vers une gamme plus accessible

Elle sera bientôt en démonstration et en stock chez les concessionnaires, la politique commerciale de la marque se tournant résolument vers la démocratisation, tout en conservant bien entendu la gamme actuelle en fonte coulée.
Il reste qu'avant de comparer les tarifs de ces freins made in France au reste de l'offre, il faut bien connaître les différences de fabrication. Côté finition on remarque qu'un étrier taillé dans la masse est beaucoup plus abouti esthétiquement que s'il a été coulé.
La couleur, si caractéristique de la marque, est obtenue par anodisation − une oxydation maîtrisée de l'aluminium qui permet une large palette de coloris. Mais toutes ces gammes et ces coloris rendent la standardisation difficile voire impossible : toutes les faces avant des étriers sont différentes pour chaque marque de moto, ils existent en fixation radiale ou axiale, de même on peut trouver des leviers classiques, deux doigts, trois doigts, courts, longs... Le stock est impressionnant !


Etienne Bocard devant une partie du stock de pièces

Ce côté "sur mesure" est bien agréable lorsqu'on customise sa machine, mais il a un coût.
Pour connaître les multiples détails technologiques qui font la différence de prix et de qualité, il suffit de jeter un oeil dans le catalogue. Par exemple, depuis que Brembo a arrêté cette production, Beringer est actuellement le seul à proposer des disques avec une piste en fonte aux performances supérieures aux disques inox, associée à un moyeu en alliage d'aluminium dont le gain de poids est non négligeable.


Toujours présent sur les circuits

Beringer équipe actuellement 80% du parc Supermotard en compétition, ainsi que de très bons teams privés en Endurance, comme le RAC41 aux 24h du Mans, par exemple pour ce qui est de la piste. Cependant le règlement en France, comme en SuperBike ou en Supersport, n'autorisant que la première monte, les pilotes usine ne peuvent utiliser ce freinage en course. C'est pour cette raison que vous ne voyez pas la marque dans les paddocks de ces disciplines.


Système de freinage Beringer intégré au moyeu

Beringer prisé des préparateurs de Customs

De nombreux constructeurs tels Krugger, Zero Engineering ou Dragon Choppers ont choisi le freinage français pour leurs créations. Comme le dit Etienne Bocard « Beringer sera partout au prochain Sturgis ! ». Krugger a équipé sa fameuse Overmile du frein Inboard installé dans le moyeu de la roue (voir photo ci-dessus). Une très belle réalisation en plus de l'innovation technologique. Ce type de frein est aussi utilisé en Enduro car il limite l'effet gyroscopique.
Soucieux de proposer des produits visuellement adaptés aux différents genres de motos, Etienne compte relancer les étriers 4 pistons classiques, destinés aux customs ou aux néo-classiques telle la Bonneville. Il travaille également avec Dragon Chopper pour créer de nouveaux designs de bocaux plus orientés custom.


Bref une volonté affichée de toucher un plus large public se dégage de cette visite : Beringer prend le virage du changement, tout en gardant son identité. C'est plus une évolution qu'une mutation car il s'agit de conserver les gammes et la clientèle existantes mais Etienne Bocard se donne les moyens d'élargir nettement son horizon en France mais aussi à l'étranger, tant pour la compétition que pour le loisir.

Texte et photos : Virginie Roumeaux


Système de freinage équipant une Moto Morini Corsaro en Top Twin


















Un étrier de Formule 1

Digg this Post! Add Post to del.icio.us Bookmark Post in Technorati Tweet this Post! Partager sur Facebook Reddit!
Envoyé dans Sans catégorie
Lectures 2805 Commentaires 2 Modifier les tags Envoyer cette entrée à un ami
Nombre de commentaires 2

Commentaires

  1. Vieux commentaire
    Avatar de BOOZE
    quels bijoux .... de l'orfèvrerie ...
    Merci du reportage .
    Permalien
    Envoyé 17/06/2010 à 10h26 par BOOZE BOOZE est déconnecté
  2. Vieux commentaire
    Une "boutique" que j'aurais aimé visiter ....

    Pas de photos de la métrologie ?
    (Ça devrait être pas mal ...)

    Du bureau d'études ?

    Quid du partenariat Ohlins / Béringer ?
    (Le relâchement de la pression de freinage sur les extensions de l'amortisseur arrière.)
    Permalien
    Envoyé 17/06/2010 à 12h22 par Sanson Sanson est déconnecté
 
Nombre de trackbacks 0

Trackbacks

Propulsé par vBulletin® − Copyright ©2000 - 2012, Jelsoft Enterprises Ltd. − Version française par
Search Engine Optimization by vBSEOvBulletin-Ressources.com
© 2009 - 2010 L'Équipement.fr SARL